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 Gilgamesh 3 / Session 8: Contre-attaque

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*Celtic_cauldron
Exécuteur de Gilgamesh
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MessageSujet: Gilgamesh 3 / Session 8: Contre-attaque   Mer 18 Nov - 15:57

Secteur du Palais du Gouverneur, 488ème jour de la contre-attaque impériale, Ruche Gilgamesh

La fissure était devenue son refuge, sa maison, l’endroit où il se sentait à l’abri des Démons d’acier et des créatures sans visages. Il y entreposait ses trésors, lesquels participaient à sa survie : ici, une gourde tâchée de sang prise sur le cadavre encore chaud d’un soldat des forces de défense, là un morceau de lame brisé qui lui permettait de découper sa nourriture et lui donnait l’illusion de la sécurité. Il avait également ramassé une arme, mais cette dernière était bien trop grande et bien trop lourde pour lui et il ne la prenait jamais lorsqu’il osait sortir de sa tanière. Cela faisait à présent des semaines et des mois qu’il survivait ainsi, pillant les morts, priant qui pourrait l’entendre de lui accorder un jour de vie supplémentaire, évitant les patrouilles des ennemis. Il avait appris la solitude, le silence, la discrétion. Il avait oublié la joie, la tristesse, l’espoir.

Huillam n’avait pas dix ans mais il n’était plus un enfant, il n’était plus vraiment humain non plus d’ailleurs. Tel une bête sauvage, il était perpétuellement à l’affût du moindre bruit suspect qui aurait pu indiquer une menace, ne sortait que poussé par la nécessité. Il avait vu l’horreur de près, bien trop près : les bûchers macabres, les corps démembrés ou écorchés, les mares de sang. Partout, la destruction l’entourait. Il avait assisté au massacre des gardes, des gens comme ses parents, équarris comme de vulgaires carcasses par les géants aux armures de nuit, abattus par ceux qui ressemblaient à des hommes mais n’en étaient pas. Il avait entendu les chants barbares, les hurlements, les râles des blessés et le fracas des armes. Un jour, les géant viendraient pour lui et il rejoindrait alors ses parents dans l’oubli, ses parents dont il peinait à se souvenir du visage.

Toujours les sens aux aguets, il distingua un bruit qu’il connaissait bien : un lourd grondement. Très vite, quelque chose de lourd sembla percuter le sol, suivi rapidement de plusieurs autres. Huillam compta cinq impacts. Des bruits de pas se rapprochèrent de sa tanière, et l’enfant qui n’en n’était plus un resserra sa prise sur le manche improvisé de son coutelas de fortune. Ce n’était pas la première fois que les géants étaient aussi proches de lui, mais son instinct lui indiquait que quelque chose était différent cette fois : ils ne parlaient pas… Une ombre gigantesque occulta l’étroite entrée de sa tanière, bien trop étroite pour un géant mais pas pour son bras. Ce dernier, immense et recouvert d’une peau de métal, s’introduisit dans le conduit, tâtonnant vers le garçon. Dans un geste de défiance ultime, Huillam poignarda le bras à la jonction du coude, d’apparence plus fragile : il y eut un hoquet de surprise et le membre recula d’un coup sec. Mais les géants n’en n’avaient pas fini avec lui. Ils s’attaquèrent directement à l’abri, désagrégeant la fragile structure de leurs armes ou à mains nues. Craignant d’être enseveli, Huillam sortit, mais il n’eut pas le temps de faire deux pas dehors qu’une poigne d’acier le saisit par le col et le monta à plus de trois mètres du sol, les jambes battant dans le vide, les poings s’esquintant à taper sur l’armure parsemée d’éclairs de son ravisseur. Après quelques secondes, le garçon s’arrêta et osa lever les yeux vers son ravisseur : un visage d’albâtre marqué de cicatrices, des yeux de jais emplis de cruauté, mais un visage d’homme.

L’être le regarda en silence, comme un prédateur détaille une proie puis s’adressa dans une langue inconnue à ceux qui l’accompagnaient, sans pour autant le quitter des yeux. Il entendit très distinctement quatre rires rocailleux. Puis le géant s’adressa à lui : la voix était dure, l’accent guttural. La question fut directe : « As-tu peur de moi ? ». Lentement, le garçon fit non du chef. Ce n’était pas totalement vrai, mais pas non plus totalement faux. Le géant sourit, un sourire cruel mais sans malice. D’une torsion du poignet, il fit pivoter Huillam en l’air et le mit face aux autres géants : armures sombres, casques morbides, trophées macabres, ils formaient une désolante compagnie, les armes dégoûtant du sang de victimes récentes.

« Frères, je crois que nous venons de trouver un nouveau Fils de la Nuit ».

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